En hommage au Maréchal Pétain, le grand vainqueur de la bataille de Verdun

Né le 24 avril 1856 dans le Pas-de-Calais et décédé en captivité le 23 juillet 1951 sur L’Île-d’Yeu en Vendée, Philippe Pétain, plus connu sous le nom du «Maréchal Pétain», est mort il y a 70 ans maintenant. 

Son parcours et son implication dans la vie politique de la France sont l’occasion de nous remémorer une période troublée de l’histoire de notre pays. En effet, ce militaire de carrière a largement contribué à la victoire de la France durant la Première Guerre mondiale ainsi qu’à la création du régime de Vichy. 

D’abord condamné à mort en 1945, il fut finalement condamné à la prison à vie et envoyé sur L’Île-d’Yeu où il mourut. 

Philippe Pétain, de petits officiers à maréchal 

Philippe Pétain débuta sa carrière militaire en tant qu’officier à Villefranche-sur-Mer, après une scolarité sans vague. Puis, il devint enseignant d’infanterie à l’École de guerre, période durant laquelle il développa une nouvelle technique défensive basée sur le recours massif de l’artillerie pour user l’adversaire. Mais cela n’était pas au goût de tous, cette technique étant en totale contradiction avec la stratégie officielle de l’offensive à outrance.  

Néanmoins, sa carrière se passa sans accroc et le colonel devait bientôt prendre sa retraite. Mais la guerre éclata et il reçut le commandement de la 4e brigade d’infanterie en 1914 à l’âge de 58 ans. Moins d’un an après, le colonel Pétain se vit confier un rôle important. Il passa d’un commandement de 6 000 hommes à une armée de plusieurs centaines de milliers de soldats.  

C’est notamment le 21 février 1916 lors de la célèbre bataille de Verdun que le colonel Pétain se distingua pour son courage. En repos avec ses hommes lorsque l’offensive allemande éclata, il reprit en urgence le commandement de la défense qu’il réorganisa complètement. Vainqueur de la bataille, il fut alors perçu comme le «héros de Verdun». 

Il s’illustra ensuite par ses actions pour résoudre les conflits internes qui menaçaient ses troupes. La guerre contre les Allemands était éprouvante, surtout après le retrait de la Russie, les conditions de vie des soldats se dégradaient et les mutineries ne cessaient de croitre. Mais Pétain tint ses hommes d’une main de maître tout en restant bienveillant.  

C’est à la fin de la guerre, le 11 novembre 1918, que Philippe Pétain devint maréchal de France et le gouvernement le mit à la tête des armées françaises pendant plus de dix ans. Il fut appelé pour gérer plusieurs crises politiques et il participa aux décisions primordiales de défense, comme la construction de la ligne Maginot.  

Philippe Pétain, l’instaurateur du régime de Vichy 

La Seconde Guerre mondiale éclata à peine plus de 20 ans après la première. Face à la blitzkrieg menée par Adolf Hitler, la France peinait à faire face. Pétain fut alors nommé ministre d’État et vice-président du Conseil par Paul Reynaud le 18 mai 1940, à l’âge de 84 ans. 

Après la démission de Paul Reynaud en désaccord avec la volonté de Pétain de signer des armistices avec l’Allemagne, Pétain constitua alors un nouveau ministère. Il demanda l’armistice aux Allemands lors d’un discours à la radio le 17 juin. L’Assemblée nationale fut réunie à Vichy le 22 juin 1940 et accorda les pleins pouvoirs au maréchal, devenant ainsi chef de l’État à l’unanimité grâce à sa grande popularité. Ce fut le début du régime de Vichy.  

(Crédit photo : Istock)